La paire GBP/USD a complètement comblé le dernier déséquilibre haussier à 100 %, a réagi à sa limite inférieure, est montée jusqu’à la limite supérieure de la figure, et la force des acheteurs s’est arrêtée là. Le signal de trading basé sur la tendance ne s’est, pour l’instant, pas comporté comme prévu. L’Imbalance 14 pourrait déclencher une double réaction. La liquidité pourrait également être prélevée sur les plus bas du 6 février. Ce scénario reste possible.
Le contexte fondamental soutient les acheteurs : le marché du travail américain demeure faible et les actions de Donald Trump continuent d’influencer les marchés mondiaux. Malgré trois semaines de faiblesse de la livre, aucun schéma baissier ne s’est encore formé. Même si la baisse se prolonge, il n’existe pas de véritables opportunités claires pour que les traders ouvrent des positions vendeuses.
La tendance haussière de la livre se poursuit, et le graphique le confirme. Depuis le 5 novembre, les traders ont eu au moins trois opportunités d’ouvrir des positions acheteuses, avec une quatrième opportunité la semaine dernière. Des signaux haussiers se forment régulièrement, et nous n’avons pas vu de schémas baissiers depuis longtemps. Même le dernier déséquilibre haussier et le dernier signal haussier restent valides. Nous observons une baisse totalement inutile de la paire, mais le marché ne se conforme pas à mes règles. C’est à nous de nous adapter au marché.
Le contexte fondamental de mardi a favorisé les vendeurs. Le taux de chômage au Royaume‑Uni est passé à 5,2 %, ce qui a immédiatement accru les attentes des traders quant à une baisse de taux de la Bank of England lors de la prochaine réunion. À mon sens, le rapport sur l’inflation de demain pourrait rendre la probabilité d’un nouvel assouplissement monétaire quasiment certaine. C’est probablement le moteur fondamental du mouvement actuel. D’ailleurs, l’euro pourrait baisser en même temps que la livre, non pas pour ses propres raisons. Les deux devises restent fortement corrélées.
Aux États‑Unis, le contexte d’ensemble reste tel qu’à long terme, on ne s’attend à rien d’autre qu’à un affaiblissement supplémentaire du dollar américain. La situation aux États‑Unis demeure assez complexe. Les statistiques sur le marché du travail américain déçoivent plus souvent qu’elles ne surprennent positivement. Trois des quatre dernières réunions du FOMC se sont conclues par une décision « accommodante ». L’agression militaire de Trump, ses menaces envers le Danemark, le Mexique, Cuba, la Colombie, l’Iran, les pays de l’UE, le Canada et la Corée du Sud, la procédure pénale visant Jerome Powell, le nouveau « shutdown » et le scandale impliquant les élites américaines dans l’affaire Epstein complètent parfaitement le tableau actuel de crise politique et structurelle dans le pays. À mon avis, les acheteurs disposent de tout ce dont ils ont besoin pour poursuivre leur avancée tout au long de 2026.
Pour qu’une tendance « baissière » se mette en place, il faudrait un contexte fondamental solide et durablement positif pour le dollar américain, ce qui est peu probable sous Donald Trump. De plus, le président américain lui‑même n’a aucun intérêt à un dollar fort, car cela maintiendrait le déficit de la balance commerciale. Par conséquent, je ne crois toujours pas à une tendance baissière sur la livre. Trop de facteurs de risque continuent de peser sur le dollar. Si de nouveaux schémas baissiers apparaissent, on pourra envisager une baisse potentielle de la GBP, mais pour l’instant, il n’y en a pas.
Calendrier économique pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
- Royaume‑Uni – Indice des prix à la consommation (07:00 UTC)
- États‑Unis – Évolution des permis de construire (13:30 UTC)
- États‑Unis – Évolution des commandes de biens durables (13:30 UTC)
- États‑Unis – Nouvelles mises en chantier (13:30 UTC)
- États‑Unis – Production industrielle (14:15 UTC)
Le 18 février, le calendrier économique compte cinq publications, avec l’inflation britannique qui se distingue. Le contexte fondamental pourra influencer le sentiment de marché au moins dans la matinée.
Prévisions GBP/USD et recommandations aux traders :
Pour la livre, le tableau reste haussier. Un nouveau signal d’achat a été généré et reste valable. Les acheteurs ont lancé une nouvelle offensive qui s’annonce longue et éprouvante. Ils ne prévoient pas d’agir rapidement et agressivement. Pourquoi se presser si le dollar peut être vendu progressivement ? Puisque la tendance haussière ne fait aucun doute, les traders ne peuvent qu’ouvrir des positions à l’achat sur la base de schémas et de signaux clairs. Le déséquilibre 14 a, comme prévu, offert une telle opportunité.
Comme objectif potentiel de hausse, j’avais retenu le niveau de 1,3725. Ce niveau a été atteint, mais la livre pourrait monter bien plus haut en 2026. Il n’y a pas de limite. Le prochain objectif attractif est 1,4246 – le sommet de juin 2021.